Le surréalisme en photographie: ParkeHarrison et Hocks

Robert ParkeHarrison (1968 — ), en équipe avec son épouse Shana ParkeHarrison sont  reconnus pour leur travail dans le domaine de la photographie d’art.

Les clefs pour comprendre l’œuvre de ParkeHarrison

Le couple ParkeHarrison produit des œuvres qui mettent en relation l’humain, la technologie et la nature. Ces œuvres présentent un récit ambigu qui offre un aperçu du dilemme posé par la promesse manquée de la science et de la technologie de résoudre nos problèmes, de fournir des explications et de nous réconforter dans notre la condition humaine. Ils composent des scènes étranges de forces en conflit, d’éléments disparates et de surabondance illustrant une nature déréglée par la technologie et la main humaine.

Les photographes et artistes Robert et Shana ParkeHarrison inventent un monde étrange dans lequel un personnage essaie de réparer un morceau de terre abîmé en utilisant des outils toujours inadaptés qui rendent la tâche impossible.

Ils racontent des histoires de pertes, de luttes humaines et d’explorations personnelles dans des paysages marqués par des technologies imaginaires. Ils établissent un lien entre l’inspiration métaphorique et poétique,  en illustrant des actions laborieuses, des activités idiosyncratiques et des machines étrangement grossières. Les auteurs cherchent à nous rapprocher de notre expérience moderne.

Robert ParkeHarrison est souvent le personnage principal de ses photos, costumé et en interaction avec des scènes, des objets et des paysages spécifiques.

Production

Pour créer ces images ils réalisent plusieurs tirages papier grand format de portions de la scène finale, parfois en créant de toutes pièces les décors. Ils sont ensuite découpés et assemblés, avec des joints peints, avant d’être rephotographiés.

Composition riche et images surréalistes se confondent pour révéler les racines poétiques de l’œuvre. L’utilisation de la couleur est intentionnelle mais abstraite. Les proportions et l’espace sont compositionnels plutôt que naturels. Le mouvement est flou. Les objets et personnages se juxtaposent comme par hasard dans une improvisation visuelle qui se rattache à une chorégraphie complexe. À la fois formellement saisissant et immensément chargé en sensations, ce travail cherche à produire un impact puissant, à la fois visuel et viscéral.

Publications

Le livre « The Architect’s Brother » publié en 2000 en a été choisi par le New York Times l’un des «dix meilleurs ouvrages photographiques de l’année».

Le site Web du photographe  se compose de plusieurs catégories d’images:

Actes without Words

Precipice 2016

Bodies of work

  • Gauthier’s Dream
  • Counterpoint
  • Sculptures
  • Greay Dawn

Architect’s Brother

  • Early Works
  • Industrial scapes
  • Promiced land
  • Earth Elegies
  • Kingdom
  • Passage
  • Sentinels
  • Burn Season
  • Procession

These Days of Maiuma

 

Références

Surreal Scenes Make Big Environmental Statements  2011

Robert & Shana ParkeHarrison: Precipice  2016

Environmental Metaphors – Robert and Shana ParkeHarrison  2012

Montréal, le mois de la Photo 2005

YouTube Slideshow 

 

 

L’influence de Teun Hocks

Le travail de ParkeHarrison est stylistiquement similaire à celui de Teun Hocks (Hollande, 1947 — ).

De 20 ans l’ainé de ParkeHarisson, Hocks exploite les mêmes thèmes, avec des techniques de création similaires.

 

 

 

L’œuvre de Teun Hocks

L’œuvre de Teun Hocks  est caractérisée par un savoir-faire artisanal, un sens aigu de la narration et un soupçon de comédie. Hocks est à la fois l’acteur et le créateur des mondes tragi-comiques qu’il représente sur ses grandes photographies peintes à la main. Dans les scènes qu’il crée pour lui-même, il joue le rôle d’un homme d’âge moyen confronté à des tâches et à un environnement surréaliste. Il n’est pas le héros archétypal qui fait face à une tâche improbable. C’est un homme ordinaire qui accepte la démission avec un sourire amer.

 

Hocks choisit délibérément des formes intemporelles pour habiter ses mondes. Cette intemporalité se reflète dans la manière dont ces œuvres sont réalisées. Après avoir fini de créer un fond avec de la peinture et des accessoires, il prend sa place dans le décor nouvellement créé et capture la scène sur une photographie noir et blanc. Cette photo est agrandie à la taille d’un panneau et coloriée à la main. Le résultat est à la fois théâtral et clair.

 

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